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Visite Insolite : Les Archives sous les étoiles
par Christine Delmas, directrice-adjointe, et l'équipe des Archives départementales
Archives départementales
42 bis, rue Paul Doumer
15000-Aurillac
Visite sur inscription uniquement, d'une durée de 1h15 environ. Groupe limité à 25 personnes maximum ; si affluence, une deuxième visite pourra être envisagée à 22h15. Se munir de lampes torches ou frontales !
Entrée libre mais inscription obligatoire au 04 71 48 33 38
Illustration : Gerbert enfant observant les étoiles

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Manhattan-sur-Jordanne : La Dorinière a 50 ans
Grille-pain géant, barre urbaine au bord de la Jordanne, solution-miracle au problème du logement, cage à lapins, verrue désormais orange et décrépite, symbole de modernité dans une ville moyenne, moyen d'accession à la propriété et à une certaine prospérité pour les classes moyennes, étape du développement de la ville vers le sud, emblème des Trente glorieuses à Aurillac, appartements confortables et jouissant d'une vue superbe, juteuse opération immobilière, Manhattan-sur-Jordanne, image choisie par le photographe Raymond Depardon pour représenter Aurillac : la Dorinière, inaugurée en 1962, est un peu tout cela.
Les Archives départementales du Cantal proposent, durant l'été 2012, une exposition sur cette aventure immobilière et urbaine.
Bon gré, mal gré, la Dorinière appartient au patrimoine d'Aurillac. L'exposition amène le visiteur à réfléchir sur ce qu'est une ville-moyenne à la fin du XXe siècle, et, peut-être, sur ce que pourrait ou devrait devenir Aurillac au XXIe siècle.
Exposition aux Archives départementales du Cantal
Ouvert du lundi au vendredi, de 8 h 15 à 17 h 30 (16 h 30 les mercredis et vendredis)
Entrée libre, par le 42 bis rue Paul Doumer
Renseignements au 04 71 48 33 38
et les Conseillers Généraux du Cantal
ont le plaisir de vous convier au vernissage de l'exposition
"Manhattan-sur-Jordanne : la Dorinière a 50 ans"
Jeudi 19 juillet 2012 à 17 heures

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Réutilisation des archives publiques : le Département du Cantal gagne en appel
Le 13 juillet 2011, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand avait condamné le Département du Cantal à procéder à la communication à la société Notrefamille.com des "cahiers de recensement" des années 1831 à 1931. Le 20 septembre 2011, le Département du Cantal avait fait appel de ce jugement.
Par un arrêt rendu le 4 juillet 2012, la cour administrative d'appel a annulé le jugement du tribunal administratif de Clermont-Ferrand.
Elle a considéré que, saisie d'une demande de réutilisation des documents d'archives, l'autorité compétente disposait du pouvoir de s'assurer que cette réutilisation satisfaisait aux exigences des dispositions de l'article 13 de la loi du 17 juillet 1978. En l'espèce, le département du Cantal n'était donc pas tenu de satisfaire à la demande de la société NotreFamille.com et pouvait en conséquence légalement lui opposer un refus fondé sur le non-respect des dispositions de ladite loi. Elle a en outre relevé que l'autorisation délivrée par la CNIL était postérieure à la date de la décision attaquée du département, de sorte que la société NotreFamille.com ne pouvait utilement sans prévaloir.
Il s'agit là d'une décision particulièrement satisfaisante pour les services d'archives publics auxquels un pouvoir d'appréciation est ainsi expressément reconnu.
Cette jurisprudence nouvelle a d'autant plus de poids que, comme l'a rappelé à titre liminaire le rapporteur public à l'occasion de l'audience du 12 juin dernier, la CAA de Lyon avait été désignée comme juridiction pilote sur le contentieux en cause, six TA étant actuellement saisis de la même question.
Lire l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon.

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la fabuleuse histoire du fonds Chevalier
(collection Brou de Laurière)
M. Patrick Brou de Laurière possédait à Salers la maison Flaugeac, où il venait quelques jours par ans, sans y séjourner véritablement. Ce Périgourdin était une figure de Salers, affable et excentrique. Il est mort à l'été 2010, ayant pris ses dispositions pour que ses biens servissent au financement de la recherche médicale. Ses exécuteurs testamentaires passèrent à Salers début août, emportant les objets de valeur pour qu'ils fussent vendus à Périgueux, laissant la bibliothèque sur place pour qu'elle fît l'objet d'une vente à Aurillac ; quant aux archives, M. le maire de Salers avait toute latitude d'en disposer. C'est ainsi que le directeur des Archives départementales du Cantal reçut un appel de M. Maltcheff, et qu'il alla, aidé de M. Philippe Garrigue, historien bien connu de Salers, récupérer un très beau fonds d'archives de la famille Chevalier (fin XVIe-XVIIIe siècle).
En janvier 2012 parut le catalogue de la vente aux enchères de Périgueux. Plusieurs lots d'archives concernent le Cantal, manifestement une portion du fonds Chevalier de Salers, y figuraient. Les enchères du 22 février dépassèrent malheureusement les plafonds des ordres donnés par les Archives départementales, et un seul des cinq lots fut acquis par le Conseil général.
Et commença alors, grâce à l'association Aprogemere, et sous l'impulsion de son président Claude Cheymol, un véritable Archivothon.
L'association « Photothèque et Archives cantaliennes » de soutien aux Archives publiques, contribua elle aussi. Les membres d'Aprogemere firent chèque et promesses de don, qui dépassèrent même de 1 588 euros la somme requise.
Le voyage à Montluçon fut une formalité, et l'ensemble du fonds (si ce n'est trois petits lots, mineurs, acquis par une autre personne, et dont il faut espérer qu'on puisse les racheter en bloc) est désormais aux Archives départementales. Il s'agit d'un fonds important (12 mètres linéaires) portant sur la famille Chevalier et ses collatéraux. A Salers, tout commence par les vaches et le fromage ; les Chevalier « investissent » leurs profits dans des études de droit et de théologie. Ils deviennent ecclésiastiques, avocats, magistrats au bailliage de Salers, maire de la ville. Le fonds d'archives reflète les activités agricoles, juridiques et politiques de cette famille notable de Salers, dans les actuels cantons de Salers, de Pleaux et de Mauriac.
Le Conseil général du Cantal souhaite adresser ses plus vifs remerciements à tous ceux qui ont contribué à cet Archivothon.
Les contributeurs, les membres d'Aprogemere et de Photothèque et Archives cantaliennes sont invités à découvrir ce fonds, le lundi 23 avril 2012, à partir de 14 h, aux Archives départementales du Cantal (entrée par le 1, rue du 139e RI). Cette séance sera consacrée au « dépliage » du fonds et à son tri. L'objectif, si ce travail collectif fonctionne, serait que le fonds puisse être classé courant 2012.

de Salers (21 mai 1687)
Il n'y avait pas d'université à Clermont ni à Limoges sous l'Ancien Régime : Cahors était donc l'université la plus proche pour un Sagranier. Le parchemin porte le timbre des généralités de Toulouse et Montauban.
La licence « en droit pontifical » (c'est-à-dire en droit canon) et en droit civil a été soutenue devant Antoine Dupuy, qualifié de « doctissimus ».
Le sceau armorial porte un écu écartelé portant en 1 et 4 un cœur ardent ; les quartiers 2 et 3 sont indistincts. Il est contenu dans une boîte métallique attachée au parchemin par un lacs de soie rouge et verte.Antoine Chevalier, muni de cette licence, put occuper des fonctions de magistrat au bailliage de Salers.
Les maisons que l'on peut admirer à Salers ont été construites par ces familles de notables, riches propriétaires terriens devenus jurisconsultes, magistrats ou ecclésiastiques.